Reprise de données
Migrer depuis Axonaut, sans perdre son historique
Le vrai frein d'un changement de logiciel n'est pas la liste des fonctionnalités : c'est la peur de laisser dix ans de factures derrière soi. Voilà comment se passe une reprise, ce qu'elle rapatrie, et ce qu'elle vérifie.
Ce qui a déjà été fait
Un négoce de matériaux a basculé d'Axonaut vers NAVHEV avec plus de 3 900 factures, leurs lignes, leurs règlements et leurs avoirs. Son historique a ensuite été recontrôlé document par document contre la source : à ce jour, chacun de ces documents vérifie l'égalité HT + TVA = TTC.
Il émet aujourd'hui ses factures électroniques vers sa plateforme depuis NAVHEV, en production, tous les jours.
Ce que la reprise rapatrie
Par l'API d'Axonaut, avec votre propre clé — pas par des exports CSV recollés à la main.
Clients et contacts
Fiches, adresses, contacts multiples, identifiants légaux, encours.
Catalogue produits
Références, désignations, prix de vente, prix d'achat, familles.
Fournisseurs
Fiches, identifiants légaux, conditions, et le rattachement de leurs factures.
Devis
Avec leurs lignes, leurs statuts et leur date d'origine — pas seulement les totaux.
Commandes et livraisons
Bons de livraison rattachés à leur commande, quantités livrées.
Factures et avoirs
Lignes, remises, taux de TVA, numéros d'origine conservés tels quels.
Règlements
Ce qui est encaissé, ce qui reste dû, à la date où ça l'a été.
Achats
Commandes fournisseurs et factures reçues, avec leur rattachement.
Quatre choses qu'une reprise rate, et qu'on vérifie
Une migration qui « a marché » et dont les totaux sont faux est pire qu'une migration qui échoue : personne ne s'en aperçoit avant le bilan. Chacun de ces points a été rencontré pour de vrai.
HT + TVA = TTC, sur chaque document
Ça paraît évident. Ça ne l'est pas : le champ « total » de l'API Axonaut est le TTC, et le lire comme un HT recompose un TTC qui compte la TVA deux fois. Sur un historique de 3 900 factures, l'écart se chiffrait en centaines de milliers d'euros de chiffre d'affaires fantôme — dans le CA, la TVA collectée, l'export comptable et l'encours client.
Les remises ne se perdent pas en route
Une remise de ligne, et une remise globale répartie sur les lignes : si la reprise recalcule « quantité × prix » au lieu de reprendre le net, le document ne dit plus le montant qui a été facturé. On compare donc chaque total à ce que la source annonce.
Un avoir reste un avoir
Axonaut publie ses notes de crédit comme des factures à total négatif. Reprises telles quelles, elles arrivent chez le client sous le mot « facture » au-dessus d'un montant négatif — et le crédit dû au client n'existe nulle part. Elles sont converties, avec leurs remboursements.
Vos marges historiques restent justes
Le coût d'achat figé sur chaque ligne au moment de la vente est repris — pas le tarif fournisseur d'aujourd'hui. Sans lui, un document d'il y a deux ans afficherait la marge qu'il aurait eue aux prix actuels, ce qui ne veut rien dire.
Comment ça se passe
Vous générez votre clé API
Dans votre espace Axonaut, Paramètres → API. Elle reste la vôtre, vous la révoquez quand vous voulez. Aucun partenariat entre les deux éditeurs n'est nécessaire, et personne d'autre que vous n'y a accès.
On reprend le référentiel
Clients, produits, fournisseurs d'abord : c'est ce qui permet de travailler dès le premier jour. Vous vérifiez, vous corrigez ce qui doit l'être — une migration est le bon moment pour nettoyer un fichier client.
Puis l'historique
Devis, commandes, livraisons, factures et règlements, avec leurs dates et leurs numéros d'origine. Vos anciens numéros ne changent pas : un client qui appelle au sujet de la facture 2 815 la retrouve sous ce numéro.
On vérifie, chiffre par chiffre
Comptages, totaux, TVA, soldes clients : la reprise est comparée à la source, et ce qui ne concorde pas est nommé plutôt que corrigé au jugé. Ce qui reste à trancher vous est remis sous forme de liste, pas de silence.
Ce que la reprise ne fait pas
- • Elle ne corrige pas ce qui était déjà faux chez vous : un SIRET manquant ou un doublon de fiche arrive tel quel. L'ERP vous les signale ensuite, un par un.
- • Elle ne reprend pas votre comptabilité : les écritures restent chez votre cabinet. NAVHEV produit ensuite le fichier des écritures et sa ventilation par chantier ou par commercial.
- • Elle ne se fait pas en un clic un vendredi soir. Comptez le temps de vérifier votre référentiel — c'est ce temps-là qui décide de la qualité du résultat.
Vous venez d'un autre logiciel ?
La reprise par API est spécifique à Axonaut, mais l'import par fichier couvre tout le reste : clients, fournisseurs, produits, devis, factures, commandes et achats s'importent en CSV, avec des modèles téléchargeables et un rapport d'erreurs ligne par ligne. Les tarifs fournisseurs du bâtiment s'importent au format FAB-DIS. Dites-nous d'où vous partez — on vous dira honnêtement ce qui se reprend et ce qui ne se reprend pas.
Commencez par regarder
L'essai de 14 jours ne demande aucune carte bancaire, et vos données restent exportables à tout moment — y compris pendant l'essai.